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France – Afrique du Sud. “On a un peu cédé dans la tête”, avoue Marchand après la défaite des Bleus

France - Afrique du Sud. "On a un peu cédé dans la tête", avoue Marchand après la défaite des Bleus

Inévitablement contrarié par le déroulement du match qui a conduit à la sévère défaite du XV de France face à l’Afrique du Sud, Julien Marchand restait néanmoins rationnel quant à l’issue logique de la rencontre. Cependant, il appelle à une nouvelle mobilisation des troupes pour les semaines à venir.

Comment expliquer cette défaite ?

L’Afrique du Sud a livré une performance soutenue sur l’ensemble des 80 minutes. De notre côté, je pense que nous avons quelque peu arrêté de jouer. La défaite est donc tout simplement justifiée. Nous pouvons être fiers de l’engagement dont nous avons fait preuve, mais il est nécessaire de le maintenir sur 80 minutes. Nous n’avons pas réussi à le faire. Nous n’avons pas su concrétiser nos moments forts, notamment à la fin de la première mi-temps et au début de la seconde. Je ne sais pas précisément ce qui n’a pas fonctionné, mais en tout cas, il convient de saluer nos adversaires et de retourner au travail pour les deux matchs qu’il nous reste. Rien n’est encore fini.

Comment les Sud-Africains ont-ils pu dominer physiquement alors qu’ils étaient réduits à quatorze joueurs ?

Je pense qu’au niveau de l’engagement, nous étions présents. Nous avons rivalisé. Nous nous attendions vraiment à un défi de taille, et c’est ce qui s’est produit. Petit à petit, je pense que nous avons flanché mentalement, ce qui explique que nous avons encaissé un essai, puis un autre… Et du coup, le score est lourd à la fin. Mais encore une fois, c’est une défaite assez cohérente au vu de leur performance. Eux ont tenu 80 minutes. Cependant, tout n’est pas à jeter, il n’y a pas que du négatif. Il faut conserver cela et s’en servir pour les matchs qui arrivent car nous avons une équipe talentueuse. Nous pouvons encore réaliser de belles choses.

Le coaching n’a pas semblé apporter les résultats escomptés en deuxième mi-temps…

Je ne sais pas. Il faudra que nous l’analysions en vidéo. Mais je ne pense pas qu’il faille pointer du doigt les uns ou les autres. Nous formons un groupe, nous sommes solidaires. Nous avons perdu ensemble, ce match. Dès lundi, nous allons retourner au travail, refaire une belle semaine parce que nous avons déjà effectué deux semaines intenses avant ce match. Nous avons peut-être aussi moins d’automatismes qu’eux. Je dis cela, mais ce n’est vraiment pas pour chercher une excuse.

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Les Springboks sont-ils encore loin devant vous aujourd’hui ?

Le match l’a montré, le score est lourd. Sont-ils loin devant ? Je pense que nous avons des arguments à faire valoir et que nous n’avons pas tout mis en place. Il faudra revenir avec beaucoup plus d’intentions pour les autres matchs.

Quand vous dites que vous avez flanché mentalement, cela signifie quoi ?

L’Afrique du Sud est une équipe très physique et, dès qu’elle prend l’ascendant, elle continue et il est difficile de relever la tête. C’est un enchaînement de bonnes actions de leur part. Ils ont été solides et nous n’avons pas su les contrer.

Comment expliquer vos difficultés en mêlée fermée ?

Nous allons revoir cela en vidéo. Il y a une mêlée où nous avons été bousculés en début de première mi-temps. Il faut être clair, nous n’avons pas fait les choses correctement. Ensuite, je pense que nous avons rétabli un peu la situation et réussi à obtenir une pénalité. Il y a des éléments positifs à conserver, mais il faut aussi tirer des leçons de ce qui n’a pas bien fonctionné.

Avez-vous pu échanger quelques mots avec votre coéquipier et remplaçant Guillaume Cramont qui célébrait sa première sélection ?

Nous sommes tous très fiers de lui. C’est un excellent joueur, une personne formidable aussi. Cela peut paraître cliché, mais c’est la vérité. Nous sommes simplement déçus pour lui de ne pas avoir réussi à gagner ce match. Car normalement, quand un joueur intègre le groupe, nous essayons de faire en sorte qu’il garde un bon souvenir de sa première. Il s’en souviendra, mais pas de la meilleure des manières. C’est un compétiteur, comme tous les joueurs de l’équipe, et nous allons retourner au travail pour changer la donne lors des prochains matchs.

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Les Sud-Africains viennent de jouer leur dixième match consécutif. Est-ce un avantage par rapport à vous ?

C’est ce que je disais plus tôt, mais je ne veux pas chercher d’excuses en évoquant le fait qu’ils ont plus d’automatismes. Après, c’est une évidence, nous le savons, il n’est pas nécessaire de le redire. Pour autant, je crois que cela ne s’est pas joué que là-dessus. Bien sûr, cela en fait peut-être partie, mais je le répète, nous n’allons pas nous chercher des excuses et nous lamenter. Nous avions le match en main, nous aurions pu aussi renverser la situation.

Le fait qu’ils soient réduits à quatorze a-t-il changé quelque chose dans votre approche ?

Non, je pense que personne n’y a vraiment pensé. Quand tu joues contre eux, même à quatorze, tu ne vois pas forcément de différence car ils ont tout de même un groupe solide. Nous n’avons pas nécessairement trouvé la faille même à quinze contre quatorze. Cela prouve que c’est une grande équipe. Mais nous ne sommes pas du genre à baisser la tête. Nous allons garder le positif, prendre le négatif aussi, et bien nous appuyer dessus pour mettre les choses dans l’ordre dès le week-end prochain. La défaite est logique et nous allons retourner au travail.

Points clés à retenir :

  • L’Afrique du Sud a dominé le match sur l’ensemble des 80 minutes.
  • Le XV de France a manqué de constance et d’efficacité dans les moments cruciaux.
  • Malgré la défaite, des éléments positifs sont à conserver pour les prochains matchs.
  • La solidarité et l’esprit d’équipe restent primordiaux pour rebondir.
  • Les Springboks ont montré pourquoi ils sont une équipe redoutable même en infériorité numérique.