La compagnie Nintendo a dévoilé sa nouvelle console la semaine dernière, accompagnée de son dernier jeu phare : Mario Kart World. Similaire à Super Mario Odyssey ou The Legend of Zelda: Breath of the Wild, l’entreprise mise sur un renouveau audacieux pour revitaliser une de ses séries les plus prisées. Il semble que les développeurs ont eu plus de temps pour peaufiner cet opus, contrairement au précédent qui était une réédition enrichie de Mario Kart 8 Deluxe. Avec son univers désormais libre, un mode de jeu inédit, des courses pouvant accueillir jusqu’à 24 joueurs et une multitude de pilotes et de véhicules, tous les éléments semblent réunis pour propulser la franchise dans une nouvelle ère. Reste à voir si le résultat est à la hauteur des espérances.
Fiche Technique de Mario Kart World
Date de lancement : 5 juin 2025
Genre : course
Classification ESRB / PEGI : E / 3
Éditeur : Nintendo
Développeurs : Nintendo EPD
Langue d’exploitation : Disponible en français
Exclusivité : Nintendo Switch 2
Prix lors de l’évaluation : 109,99 $ CA / 79,99 €
Site Web du jeu
Version fournie par l’éditeur
https://www.youtube.com/watch?v=afca2tobfdm
Des parcours novateurs pour une expérience de course renouvelée
Le premier aspect qui m’intéresse est la qualité et la diversité des niveaux. Sur ce point, Nintendo a véritablement dépassé les attentes, offrant une sélection entièrement originale et des circuits qui restent rafraîchissants grâce à des conceptions ingénieuses. La plupart des courses proposent plusieurs voies possibles pour atteindre la ligne d’arrivée, évitant ainsi la monotonie des simples tours répétitifs. On perd peut-être un peu la notion de distance restante, mais on se lasse aussi beaucoup moins vite de chaque parcours.
Par ailleurs, chaque circuit regorge d’obstacles, de chemins secondaires et de secrets qui viennent pimenter l’expérience. C’est toujours un plaisir de faire de nouvelles découvertes dans Mario Kart, et les raccourcis restent l’un des aspects les plus excitants à explorer. Je me souviens encore très bien de la petite faille dans le rocher de Koopa Troopa Beach sur N64 et ici, les occasions de dévier du tracé principal sont encore plus nombreuses. Il faudra sans doute plusieurs semaines de jeu pour en faire le tour, mais certaines vidéos de joueurs dévoilent déjà des itinéraires étonnants et créatifs.
Cette richesse de conception prend tout son sens avec la présence de 24 pilotes sur la ligne de départ. Les circuits ont été conçus avec une grande largeur et une architecture ramifiée, ce qui rend les courses plus dynamiques, stratégiques et imprévisibles. À cela s’ajoutent une météo dynamique bien intégrée et une verticalité marquée sur certains tracés, qui contribuent à renouveler constamment l’expérience de jeu.
Un autre aspect du design de Mario Kart World que je tiens à souligner, ce sont les nombreux clins d’œil à la franchise Mario. On retrouve une véritable panoplie de créatures que les fans attentifs reconnaîtront, ainsi que des éléments de décor qui évoquent différents titres de l’univers. La nostalgie frappe encore de plein fouet, comme seul Nintendo est capable de faire, et c’est particulièrement réussi.
Du plaisir à survivre
Après les pistes, il faut des modes amusants et j’adore la nouvelle formule du mode Survie (Knockout en anglais). Celle-ci nous propose de faire plusieurs circuits de manière consécutive mais d’éliminer quatre joueurs à chaque étape. Ainsi, on retient les 20 premiers pilotes après le premier couperet puis 16, 12, 8, 4 avant de faire un gagnant. D’ailleurs, on peut dire que Nintendo a habilement adapté la formule de Fall Guys: Ultimate Knockout non seulement par le titre du mode et par le concept d’élimination est similaire, mais aussi par le petit bruit lorsque chaque coureur traverse une étape qui est très similaire à celui du jeu de Mediatonic.
Ainsi, comme dans le jeu qui l’a inspiré, le principe d’élimination a grandement augmenté mon niveau de nervosité à travers le parcours parce que le mode implique qu’on ne puisse pas prendre de retard. De plus, j’ai été victime de quelques traumatismes. Par exemple, une course que je menais haut la main pendant quelques minutes avant de ne finalement même pas faire la coupure des 16 premiers à cause d’un enchaînement de carapaces bien synchronisés. Lorsque le peloton est proche, c’est difficile de se détacher parce que les attaques arrivent de tous les bords et encore plus avec 24 joueurs.
Bref. ça fait mal, mais en même temps comme joueur de Mario Kart World, je sais à quoi m’attendre et retourner en piste ne prend que quelques clics et l’attente est très courte. Survie est vite devenu mon mode
