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Série sur Netflix: L’éternaute | 24 heures

Série sur Netflix: L’éternaute | 24 heures

Voici un article source. Tu es un passionné de séries TV et tu devras partager ces informations à tes lecteurs avec ton propre style. Tu as un niveau compris entre BAC +1 et BAC +3, un fort niveau de perplexité. le contenu de l’article est :

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L’éternaute

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En ces temps troublés, l’apocalypse passionne les scénaristes, éventualité finalement rassurante quand elle se concrétise sur le mode de la fiction. De «The Last of Us» à «Silo», «Dead City» ou «Fallout», ces humeurs au catastrophisme permettent de relativiser et de refaire le monde.

Une manière de philosophie universelle et intemporelle s’en dégage. Ainsi, comme «Le transperceneige» adapté par le réalisateur coréen Bong Joon-ho de la BD du Français Jean-Marc Rochette sortie en cases en 1982-1983, «L’éternaute» vient d’Argentine auréolée d’une réputation déjà ancienne.

Ces voyageurs d’éternité datent des années 50. Leur inventeur, le rebelle Héctor Oesterheld, s’agite alors contre la junte au sein de fanzines subversifs. Rejoint à Buenos Aires par Hugo Pratt ou dans le cas de «L’éternaute» par le dessinateur Francisco Solano López, il dénonce la dictature militaire. Par la suite, le père de Corto Maltese se réfugiera en Suisse et après de longues aventures, repose en terre vaudoise à Grandvaux, son complice Héctor Oesterheld disparaîtra dans une rafle vers 1977 avec sa famille.

À l’époque, la bande dessinée tient d’une arme pionnière, surtout dans le répertoire de la science-fiction. Ancrées à Buenos Aires loin des mirages hollywoodiens, européens ou de planètes galactiques, les bulles deviennent l’écho d’une résistance indéfectible à l’anéantissement de l’individu. Cette résonance porte encore aujourd’hui.

«L’éternaute» défend un message simple, personne ne se sort en solitaire du chaos général. Comme une bouteille à la mer lancée contre les déferlantes de l’ignorance, comme le signe d’une civilisation inexpugnable. La facture visionnaire de la bande dessinée de 1957 est portée ici avec une simplicité de moyens en totale adéquation avec ce survivalisme.

Pour l’anecdote, réédité en 2019 à l’époque du Covid chez Vertige Graphic, le cycle de trois albums est désormais à chiner, toujours en parfaite actualité avec la terre qui déraille. Voir la panne générale de courant à Valence en Espagne qui a coïncidé avec le lancement de la série. Mais c’est une autre histoire.

En Argentine, «L’éternaute» reste vivace dans les mémoires, son superhéros Juan Salvo au masque bricolé pour prévenir la radioactivité orne régulièrement des affiches et autres graffitis politiques, symbole toujours parlant du militantisme ordinaire.

Pour l’heure, la neige qui tombe sur cet été 1957 de Buenos Aires intoxique et foudroie. Surpris au milieu d’une partie de truco, le poker argentin, des potes organisent la résistance. Il faut souligner ici l’excellence de la distribution, notamment Ricardo Sorin, la star de la bande.

Comme dans le film noir choral «Les neuf reines», c’est l’esprit d’équipe qui élève souvent des séquences somme toute banales. Un père qui part à la recherche de sa fille, un citoyen qui veut protéger sa maison, etc. L’urgence individuelle préside d’abord. Puis une nécessaire solidarité oblige à des prises de responsabilités communautaires et provoque des dissidences.

Car la menace se précise avec une dangerosité kafkaïenne sous la forme d’une armée de cancrelats géants. Éclairés par une lumière bleutée, ces envahisseurs emmaillotent leurs proies dans de bizarres cocons. Et bien sûr, les humains qui contrôlent cette armada ne semblent plus tout à fait humains.

Plus ça avance, plus on accroche

Il ne faut pas se laisser décourager par le rythme lent des premiers volumes de «L’éternaute». Loin d’effets spéciaux spectaculaires, la production, forcément austère dans une industrie cinématographique argentine exsangue, réussit à donner le change grâce à une constante débrouillardise.

Voir ainsi le quotidien des survivants souffler le chaud et le froid entre absurde et tragédie. Les uns sont victimes d’hallucinations, les autres de désarroi. Un électricien se révèle ainsi plus compétent qu’un geek, les transistors deviennent plus précieux que les ordinateurs, etc. Doté d’un solide humour noir, un prof d’histoire cherche à se rendre utile…

Le créateur Enki Bilal lui aussi imaginait de porter sa trilogie «Bug» en série. L’adaptation piétine depuis 2019, sans doute et paradoxalement sapée par la pandémie. Dans l’immédiat, «L’éternaute 2» semble bien engagé.

Notre note: 4,5 étoiles

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02/05/2026 à 09:34
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