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[Netflix] Peaky Blinders, l’Immortel : dans l’ombre d’une grande série

[Netflix] Peaky Blinders, l'Immortel : dans l'ombre d'une grande série

Peaky Blinders : L’Immortel – Quand l’Univers de la Série Dérape au Cinéma

Passer d’une série à un film est un pari risqué, et Peaky Blinders n’échappe pas à la règle. Avec un univers captivant et un casting étincelant, on s’attendait à ce que la magie opère au grand écran. Mais, hélas, ce n’est pas le cas.

À la fin de la série, on laissait Tommy Shelby, interprété par le désormais oscarisé Cillian Murphy, dans une situation désespérée. Convaincu de sa fin imminente, il avait décidé de tout abandonner. Quatre ans plus tard, le film nous replonge dans les années 1940, où les fantômes du passé continuent de hanter Tommy. Pendant ce temps, son fils Duke, campé par Barry Keoghan, s’associe à un faussaire nazi pour semer le chaos en Angleterre.

Dès le début, le film joue la carte du fan service : ralentis stylisés, musique rock percutante, et une esthétique soignée. On retrouve l’âme de la série, et l’arrivée de Barry Keoghan s’inscrit parfaitement dans cet univers, avec une présence magnétique qui capte l’attention.

Cependant, là où la série prenait le temps de construire ses intrigues, le film semble s’embourber dans un scénario qui manque de fluidité. Les enjeux peinent à s’installer, et le tout ressemble plus à une succession de scènes qu’à un récit cohérent. Le passage au format cinéma expose une faiblesse d’écriture, et l’ajout de mysticisme ne fait qu’affaiblir l’impact dramatique, rendant le tout quelque peu déroutant.

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Le film reste fidèle visuellement à la série, mais narrativement, il déçoit. Le final, prévisible et presque bâclé, laisse un goût d’inachevé, et les personnages principaux, autrefois si riches, semblent anecdotiques.

En conclusion, Peaky Blinders : L’Immortel ne réussit pas à transcender son format d’origine, et fait craindre pour les spin-offs à venir. Un triste constat qui rappelle qu’une série, aussi excellente soit-elle, ne se transforme pas toujours en bon film. Espérons que le patrimoine de Peaky Blinders ne soit pas davantage terni.