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“inhumains ou dégradants”, trois candidats …

"inhumains ou dégradants", trois candidats ...

Les dessous sombres de la version française de Love is Blind : Accusations de manipulation et traitements inhumains

La version française tant attendue de Love is Blind a fait ses débuts sur Netflix le 10 septembre 2025, avec une diffusion hebdomadaire chaque mercredi. Le célèbre judoka Teddy Riner et sa compagne Luthna Plocus se sont vus confier les rênes de cette adaptation. Cependant, l’émission fait désormais face à des allégations graves de la part de trois anciens participants, qui accusent la production de les avoir soumis à des "traitements inhumains et dégradants" durant le tournage.

Isolement et manipulation : Voilà ce que dénoncent Jonathan D., Benjamin J., et David O., trois candidats qui ont décidé de porter l’affaire devant les prud’hommes. Selon eux, la production les aurait placés en isolement total en les empêchant de communiquer avec le monde extérieur comme avec les autres participants. Ils affirment également avoir été constamment surveillés par des chaperons, qui intervenaient dès que les caméras s’arrêtaient pour limiter leurs interactions. Jonathan D., chef cuisinier de 38 ans, raconte que seuls les moments de conflit ont été montrés entre lui et Cynthia, malgré la promesse que seuls les instants de tendresse seraient filmés.

Les accusations ne s’arrêtent pas là. Les conditions de tournage étaient également sous le feu des critiques : des journées de travail épuisantes, débutant dès 5 heures du matin et se prolongeant jusqu’à tard dans la nuit, ont eu raison de leur santé physique et mentale. David O., conseiller financier de 34 ans, se dit "manipulé" et utilisé pour créer du contenu au détriment de son bien-être.

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Une quête de justice : Face à ces révélations, les trois plaignants exigent la requalification de leurs contrats à durée déterminée d’usage (CDDU) en contrats à durée indéterminée (CDI). Ils réclament également une indemnisation pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, s’élevant à 74.400 euros chacun. Malgré la gravité des accusations, ITV Studios France et Netflix n’ont pas encore réagi à ces allégations.

Delphine Meillet, l’avocate des trois candidats, souligne que cette expérience était conçue pour pousser les participants à exprimer des émotions intenses, souvent au détriment de leur santé. Elle décrit une pression constante visant à susciter "drame, pleurs et euphorie", plongeant ainsi les candidats dans une détresse psychologique majeure.

Cette affaire soulève des questions cruciales sur les coulisses des émissions de télé-réalité et les limites éthiques de la quête d’audimat. Pour l’instant, l’attente reste de mise pour connaître l’issue de cette confrontation judiciaire.