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«Geek » diplômée de Cambridge, grand-père nazi… qui est Blaise Metreweli, la première femme à prendre les rênes du MI6 ?

Vanity Fair

L’annonce émanant de **Downing Street** le 16 juin dernier portait un caractère d’exception : pour la première fois, une femme va prendre la tête du légendaire **MI6**, le service de renseignement extérieur du Royaume-Uni. La personne choisie est **Blaise Metreweli**, âgée de 47 ans, actuellement directrice générale de la section «Q», qui s’occupe des questions technologiques et de l’innovation dans les renseignements extérieurs oui, à l’instar de James Bond. Le choix de cette spécialiste en technologie, qui se décrit elle-même comme une « geek », met en lumière les défis auxquels fait face le monde du renseignement, dans un contexte de développement de l’**intelligence artificielle** et de menaces cybernétiques.

À l’automne, **Blaise Metreweli** deviendra donc « C », pseudonyme attribué à la direction de l’agence en référence à la signature de son premier dirigeant, le capitaine **Mansfield Cumming**. « Je suis honorée et heureuse qu’on me confie la direction de mon service », a-t-elle déclaré, selon le communiqué, exprimant sa « satisfaction » à poursuivre son travail aux côtés des « courageux agents » du **MI6**, sous l’égide du ministère des **Affaires étrangères**. Cette nomination « survient à une époque où le rôle de nos services de renseignement n’a jamais été aussi essentiel », a commenté le premier ministre **Keir Starmer**, également cité dans le communiqué, soulignant un choix « sans précédent ».

Mais que savons-nous de **Blaise Metreweli** ? Peu d’éléments, bien que sa photographie ait été dévoilée à la mi-juin par le gouvernement britannique. Le directeur du **MI6** est le seul membre de l’organisation dont le nom est rendu public.

« Le Boucher »

**Blaise Metreweli** est diplômée en anthropologie de la vénérable université de **Cambridge**. On sait qu’elle pratiquait l’aviron à cette époque et… c’est tout. La liste du service diplomatique de 2006 mentionne que « Metreweli, Blaise Florence, née le 30/07/77 », a été « deuxième secrétaire [économique] à **Dubaï** » avant de rejoindre le ministère des **Affaires étrangères** en mars 2003. Que faisait-elle alors au **Moyen-Orient**, dans une région secouée par la guerre en Irak ? Impossible de le déterminer.

Plus récemment, **Blaise Metreweli** a occupé des postes de direction au sein du **MI5**, le service de renseignement intérieur, à la tête de la direction « K », chargée de la lutte contre les menaces provenant d’États hostiles. L’année dernière, l’espionne a été faite compagnon de l’Ordre très distingué de **Saint-Michel et Saint-Georges**, « pour services rendus à la politique étrangère britannique ».

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Peu d’informations ont filtré sur la vie privée de **Blaise Metreweli**. Il y a trois ans, dans le cadre d’une campagne de recrutement visant les femmes, la directrice s’était confiée au **Financial Times**. Elle racontait notamment avoir souhaité devenir espionne depuis son enfance passée à l’étranger. Son nom révèle une origine géorgienne. Alors qu’elle ambitionne une carrière diplomatique, elle est orientée vers le **MI6** qu’elle rejoint en 1999. Son premier poste concernait la lutte contre la prolifération et celle qui se décrit comme une « geek » aime explorer la « science avancée » de la technologie nucléaire.

La semaine dernière, le **Daily Mail** a également révélé un aspect moins reluisant du passé de la future directrice. Le quotidien a affirmé que le grand-père paternel de **Blaise Metreweli** était un espion nazi, déserteur de l’armée russe d’origine ukrainienne. Surnommé « Le Boucher » ou « Agent n°30 », **Constantine Dobrowolski** aurait « personnellement participé à l’extermination des Juifs en Ukraine ». Son épouse a fui au **Royaume-Uni** durant la guerre avec son fils de deux mois le futur père de **Metreweli** , où elle s’est remariée en 1947, adoptant le nom de son nouveau mari, **David Metreweli**. Le **Foreign Office**, qui supervise le **MI6**, a immédiatement souligné que la future directrice n’a « jamais rencontré ce grand-père ». « L’ascendance de **Blaise** est marquée par les conflits et les divisions, comme c’est le cas pour de nombreuses personnes d’origine est-européenne », a-t-il ajouté, estimant que cet « héritage complexe » avait contribué à son engagement pour la sécurité de son pays.

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Points clés à retenir :

  • Blaise Metreweli est la première femme à diriger le MI6, illustrant une avancée historique.
  • Son expertise en technologie et son parcours au sein des renseignements soulignent les enjeux contemporains liés à l’intelligence artificielle et aux cybermenaces.
  • Le passé familial complexe de Metreweli a été révélé, bien qu’il n’affecte pas directement sa nomination.
  • Le MI6 est sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et revêt une importance cruciale dans le contexte mondial actuel.