Pour incarner le protagoniste de la nouvelle mouture de “Running Man“, Glen Powell s’est astreint à une préparation tant physique que mentale, bénéficiant des recommandations précieuses d’une icône du cinéma d’action avec laquelle il a partagé l’écran : Tom Cruise.
Ces dernières années, Glen Powell s’est habitué à occuper une place de choix sous les projecteurs, mais rarement en solitaire comme dans “Running Man“, lui qui a évolué en duo (avec Sydney Sweeney) dans “Tout sauf toi“, puis en trio (avec Daisy Edgar-Jones et Anthony Ramos) face aux tempêtes de “Twisters“. Avec cette nouvelle adaptation du roman de Stephen King orchestrée par Edgar Wright, il franchit un cap et décroche son rôle le plus exigeant physiquement jusqu’à présent, une évolution qu’il nous confirme sans surprise lors de notre entretien à Paris.
Plongé dans un jeu télévisé célèbre où les participants doivent survivre durant trente jours pour décrocher un milliard de dollars, Ben Richards, le protagoniste du film, court, tombe, saute, encaisse et donne des coups sous la caméra de Edgar Wright. L’acteur a donc dû suivre un entraînement intense, bien que ce soit surtout l’aspect psychologique qu’il ait abordé à notre micro.
“Rapidement, un de mes amis, habitué aux films d’action, m’a déclaré : ‘Tourner un film d’action ne signifie pas que cela ne fera pas mal’ (rires). ‘Savoir que tu vas être percuté n’empêche pas de ressentir le choc, mais cela te permet de t’y préparer.’ Bien sûr, on peut avoir des protections ou, quand on chute, ils peuvent tenter d’amortir l’impact. Mais enchaînez cela douze ou treize fois, et vous ressentirez la douleur le lendemain matin.”
“Tourner un film d’action ne signifie pas que cela ne fera pas mal”
“Dès la lecture du scénario, j’ai compris que Ben Richards allait être malmené du début à la fin du film. Que cela serait tout un processus. Et il n’y a pratiquement pas de scènes où je suis absent, peu de moments à couper, donc je devais être prêt à absorber toutes les sanctions pour continuer à avancer jusqu’au lendemain.” Ce qui suggère que si l’acteur semble aussi remonté à l’écran, ce n’est peut-être pas uniquement du jeu.
Mais la vraie question que l’on se pose, en le voyant courir ainsi sur grand écran (même s’il ne le fait pas autant que le titre ne le laisse entendre), c’est : a-t-il bénéficié des conseils de Tom Cruise, son partenaire et mentor dans “Top Gun Maverick“, qui est l’incarnation ultime du Running Man au cinéma ? “Lors du tournage de la scène de la plage, avec les caméras éloignées pour nous laisser de la marge, Tom s’est mis à sprinter” commence par relater celui qui incarnait Hangman sous l’objectif de Joseph Kosinski. “Tout le monde sait qu’il est le meilleur coureur du grand écran, mais le voir en vrai, c’est comme voir l’homme le plus rapide du monde (rires)”
“Je n’ai jamais vu un sexagénaire aussi rapide de ma vie !”
“La vitesse à laquelle il a traversé cette plage était inconcevable. Je n’ai jamais vu un sexagénaire aussi rapide de ma vie ! Mais c’est un athlète, qui s’entraîne en conséquence et veille à protéger son corps. C’est un dur à cuire, mais il travaille dur pour l’être. Cela peut sembler étrange, mais vous et moi ne courons pas pour notre vie chaque jour. Un sprint total, ce n’est pas quelque chose que le corps humain peut supporter, sauf si vous êtes entraînés pour cela.”
“Si une voiture vous heurte ou que vous tombez d’une grande hauteur, il y a de nombreuses manières de se blesser. Et je pense que je ne réalisais pas la violence inhérente à un film d’action. Tom m’avait conseillé de me préparer à la guerre, de ne pas me soucier de l’esthétique mais de pouvoir encaisser les coups, de m’entraîner pour les cascades à réaliser et de comprendre ce que mon corps allait endurer pour pouvoir recommencer le lendemain.” On a maintenant envie de le revoir dans un même film (peut-être “Top Gun 3?”) pour voir si l’élève peut surpasser le maître, ou au moins s’en approcher.
Bien qu’il nous assure ne pas se sentir prêt à prendre les rênes de la saga “Mission Impossible” : “Cette franchise n’est rien sans lui. Il n’a pas de puce de peur dans son cerveau. Il court après ces défis (rires). Moi, ce que j’apprécie dans ce métier, c’est repousser mes limites, tenter ce qui m’effraie. À chaque nouveau film, il faut se demander ce qui attirera le public, et ce que je peux faire, à mon niveau sur le plateau, pour justifier l’existence de ce film à leurs yeux. Mais Tom est dans une autre sphère. Il est dans une catégorie à part. Je ne pense pas qu’il y ait quelqu’un sur la planète qui ait autant œuvré pour les spectateurs. Je ne peux le remplacer, mais j’ai beaucoup appris de lui.”
Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Paris le 3 novembre 2025
Points Clés à Retenir :
- Glen Powell s’est préparé physiquement et mentalement pour “Running Man“.
- Il a reçu des conseils de Tom Cruise, son mentor dans “Top Gun Maverick“.
- Son rôle dans “Running Man” est le plus exigeant physiquement qu’il ait joué.
- Il n’est pas prêt à remplacer Tom Cruise dans “Mission
15/02/2026 à 11:02
