Les Géants du Streaming Contestent les Nouvelles Règles Françaises
Les plateformes de streaming telles que Netflix, Disney+ et Prime Video montent au créneau en France. Ces géants ont déposé des recours devant le Conseil d’État pour contester de nouvelles règles qui les obligent à consacrer 20% de leurs investissements à l’animation, aux documentaires et au spectacle vivant. Un vrai bouleversement pour ces acteurs du divertissement, qui estiment que ces mesures pourraient altérer leur offre éditoriale.
Un Combat pour la Liberté Éditoriale
Pauline Dauvin, la vice-présidente de Netflix France, a exprimé son mécontentement dans une tribune au Monde. Elle souligne que ces nouvelles règles doublent soudainement leurs obligations d’investissement dans des genres spécifiques, ce qui pourrait ne pas correspondre aux attentes du public. Selon elle, lorsque la réglementation prime, la diversité devient une simple formalité, au lieu d’être une véritable réponse aux désirs des spectateurs.
Des Recours pour un Cadre Équitable
Les recours en « excès de pouvoir » ont été déposés séparément par chaque plateforme après que leur demande initiale ait été rejetée par Matignon. Depuis 2021, un décret impose aux plateformes de streaming vidéo étrangères de financer la création audiovisuelle et le cinéma français à hauteur d’une partie de leur chiffre d’affaires. Le nouveau décret, qui entrera en vigueur en janvier 2026, accentue cette obligation en faveur de la diversité des genres.
Malgré ces contestations, Netflix rappelle son engagement à investir 250 millions d’euros chaque année dans des séries, des films et des documentaires français. Du côté de Prime Video, un porte-parole d’Amazon a assuré que leur démarche vise à garantir un cadre réglementaire équilibré et équitable, dans l’intérêt du public, des créateurs et de l’industrie.
Dans cette bataille juridique, les plateformes de streaming cherchent à défendre leur liberté éditoriale tout en s’engageant à soutenir la création française. Reste à voir comment le Conseil d’État tranchera cette affaire qui pourrait redéfinir l’avenir du divertissement en ligne en France.
