in

Ce que vous ne devez surtout pas faire si vous côtoyez un geek

Ce que vous ne devez surtout pas faire si vous côtoyez un geek

« Les passionnés de technologie, souvent désignés comme des geeks, sont des individus fervents des nouvelles technologies, notamment de l’informatique, de l’Internet et des jeux vidéo. Ils sont aussi amateurs de la culture populaire contemporaine et peuvent apprécier des univers comme celui des mangas ou de la fantasy héroïque », précise Michael Stora.

Bien que cet engouement puisse paraître déroutant pour les néophytes, il n’est en aucun cas pathologique.

Les quatre critères de la cyberdépendance

« La passion ne signifie pas dépendance ! Il est crucial de différencier un comportement festif, donc occasionnel, d’un comportement excessif, et encore plus d’un comportement addictif. Le premier ne pose aucun problème. Le second peut devenir problématique si le temps passé en ligne a des répercussions importantes sur la vie sociale, professionnelle, scolaire, et familiale ; on parle d’excès lorsqu’il y a rupture avec l’environnement. Quant à l’addiction au virtuel, les classifications internationales ne reconnaissent pour l’instant que le trouble lié aux jeux vidéo – de nouvelles versions pourraient néanmoins explorer dans les années à venir une consommation excessive des réseaux sociaux ou des sites de rencontres. Cependant, ces domaines attirent peu les geeks. » Parmi les critères de la cyberdépendance, on trouve :

  • une obsession excessive,
  • un manque en cas d’impossibilité de connexion,
  • une incapacité à maîtriser ses impulsions,
  • une perte d’intérêt pour les loisirs antérieurs.

Lorsque l’ultra-connexion devient excessive ou addictive, elle peut apaiser un terrain anxio-dépressif.

Explorer le monde virtuel peut parfois éviter à ces passionnés de faire face à des pensées négatives et aux émotions douloureuses qu’elles provoquent.

Une activité pour échapper à la dure réalité

Quand le moral est bas, certains choisissent de boire, de fumer ou se réfugient dans le sport, le travail. Les geeks, eux, préfèrent se cloîtrer dans leur chambre pour oublier la dure réalité. « Sur le moment, cela les soulage car ils ne voient pas le temps passer. De plus, ils retrouvent un peu de confiance en eux en réussissant à vaincre des adversaires ou à franchir des niveaux de jeu. Malheureusement, cela ne soigne en rien leur insécurité profonde. »

A lire également  Instagram teste les publicités non désactivables et teste la patience des utilisateurs -

Lorsque l’intensité est légère, cela ne perturbe pas la vie. Mais lorsque l’angoisse est modérée ou sévère, un sentiment de culpabilité, voire de honte, peut apparaître. « Pendant le confinement, les geeks allaient bien mieux puisque leur comportement semblait plus acceptable. Ils sont souvent conscients de son impact psychosocial et s’en veulent. » Ce qui n’est pas tout à fait le cas des nerds, asociaux et obsessionnels.

Passionnés de codage et souvent dotés de capacités logico-mathématiques exceptionnelles, ils se sont mis en tête d’ordonner le monde et ont du mal avec le lien humain.

L’accès au numérique ne doit jamais devenir une monnaie d’échange

L’entourage des geeks se lasse rapidement, surtout s’il n’est pas lui-même intéressé par les outils numériques. « Jusqu’à présent, je recevais souvent des parents dépassés par l’attitude de leurs enfants. Aujourd’hui, ces enfants ont grandi et je reçois aussi leur partenaire. Mais les inquiétudes restent identiques : comment ces fans du virtuel peuvent-ils continuer de mener une vie normale ? Comment sortir ces hikikomoris de leur isolement ? Comment éviter l’escalade qui mène parfois à la rupture, voire à la violence ? »

Le premier conseil que donne le psychologue est d’éviter que l’accès au numérique ne devienne une monnaie d’échange. « Plus on interdit ou conditionne l’écran, plus on en fait un objet de convoitise ou de transgression. Il est préférable de rétablir la communication. Les parents peuvent par exemple s’intéresser à ce que font leurs enfants en ligne plutôt que diaboliser leurs activités ou les interdire. Les partenaires peuvent également partager ce type de loisirs de temps à autre. »

Plus on interdit l’écran, plus on en fait un objet de convoitise.

Une thérapie familiale peut être bénéfique

Cependant, en cas d’addiction, le recours à un tiers est nécessaire. « Une prise en charge psychothérapeutique doit être envisagée. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’écran masque souvent des situations complexes et douloureuses. »

A lire également  Crypto-monnaie : dansez entre espoir et battage médiatique dans la tourmente des marchés -

Par exemple, il n’est pas rare que les enfants, autrefois idéalisés par leurs parents en raison de leurs grandes compétences intellectuelles, vivent mal l’entrée au collège, un endroit plus hostile aux différences. Ils y rencontrent leurs premiers échecs. Le jeu devient alors un moyen de continuer à gagner ou à progresser.

Une thérapie familiale peut être bénéfique. En séance, nous allons chercher à comprendre ce qui se passe pour ces jeunes au-delà de la partie visible des symptômes.

Pour les adultes, une thérapie comportementale individuelle permettra de saisir ce qui est redouté et donc évité au quotidien. La psychanalyse peut aussi être une voie de compréhension en laissant s’exprimer l’inconscient, cet univers lui aussi légèrement parallèle mais qui a beaucoup à dire sur la réalité des désirs et des peurs de l’être humain.

Points clés à retenir :

  • Les geeks sont des passionnés de technologie et de culture populaire moderne.
  • La distinction entre passion et dépendance est essentielle.
  • La cyberdépendance se caractérise par une obsession excessive, un manque, une incapacité à maîtriser ses impulsions, et une perte d’intérêt pour les loisirs antérieurs.
  • L’ultra-