Au cœur du continent africain, **l’Éthiopie** fait sensation par sa transition audacieuse vers une économie exclusivement électrique. Le pays a pris une décision audacieuse en projetant d’éliminer dès 2024 les moteurs thermiques, devenant ainsi le pionnier mondial de cette transformation radicale. Nombreux étaient ceux qui prédisaient un chaos imminent après l’annonce des autorités. Pourtant, selon **Automobile Propre**, **l’Éthiopie** semble surpasser toutes les attentes.
Interdiction soudaine : premiers déboires
À la suite de cette annonce, le gouvernement a interdit sans délai la vente et l’importation de véhicules neufs alimentés par essence ou diesel. Cette initiative a suscité de vives critiques : les opposants ont souligné l’absence flagrante d’infrastructures de charge, la difficulté d’accès à l’énergie électrique et les défis liés à l’entretien des voitures électriques. Les premiers mois ont effectivement validé ces objections, rendant la transition initialement chaotique.
Cependant, le pays n’est pas resté inactif. Les concessionnaires automobiles, les stations de ravitaillement en carburant ainsi que les nouvelles constructions d’immeubles et d’hôtels ont reçu l’ordre d’équiper leurs sites de bornes de recharge, facilitant ainsi progressivement l’adoption des véhicules électriques.
Le barrage du Nil Bleu, un changement crucial
Le véritable tournant est survenu avec l’inauguration du grand barrage sur le **Nil Bleu**. Cette infrastructure, dotée d’une capacité de stockage excédant les 5 GW, est devenue la plus imposante structure de production d’électricité du continent. Grâce à elle, **l’Éthiopie** a acquis une indépendance énergétique, transformant le scepticisme initial en un succès tangible.
Ces progrès ont été accompagnés de lourds investissements dans le réseau électrique. Les stations de recharge pour véhicules électriques se multiplient : on trouve désormais des bornes de charge lente mais aussi un nombre croissant de chargeurs rapides, simplifiant ainsi l’utilisation quotidienne.
Une expansion spectaculaire du parc automobile
En à peine deux ans, **l’Éthiopie** a fait croître son parc de véhicules électriques à environ 115 000 unités, représentant plus de 8 % du parc automobile total. Cette expansion témoigne de l’enthousiasme pour cette nouvelle mobilité, plus propre et plus économique. Le coût moyen de l’électricité pour les automobilistes est d’environ 3,68 € par mois, soit sept fois moins que pour un véhicule fonctionnant à l’essence.
La demande a également stimulé l’industrie locale : l’assemblage de véhicules électriques a débuté sur place. Dix-sept entreprises se sont lancées, toutes issues de collaborations stratégiques avec des constructeurs indiens et chinois, bien qu’il n’existe pas encore de marque nationale.
- **L’Éthiopie** est le premier pays à envisager l’abandon complet des moteurs thermiques dès 2024.
- Les critiques initiales ont été adressées par le développement d’infrastructures de charge.
- Le **barrage du Nil Bleu** a joué un rôle crucial dans l’indépendance énergétique du pays.
- La transition vers les véhicules électriques a stimulé l’industrie locale et réduit les coûts pour les automobilistes.
