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« Aplaventrisme », « non-sens total » : le recul d’Ottawa sur la « taxe Netflix » dénoncé

Un portrait d'Annick Charette dans l'atrium de Radio-Canada.

La Fin de l’Obligation de Contribution des Plateformes de Streaming Fait Débat au Canada

Le gouvernement libéral canadien a récemment décidé de supprimer l’obligation de contribution financière imposée par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) aux services de diffusion en continu. Cette décision a suscité une vague de critiques de la part de nombreux acteurs du milieu culturel.

Alain Saulnier, journaliste et essayiste, a qualifié cette décision d’aplaventrisme, en soulignant que les géants du web devraient participer à la production culturelle canadienne et québécoise. Selon lui, le Québec, déjà fragile sur le plan culturel, se voit davantage marginalisé par ce choix.

Mathieu Lacombe, ministre québécois de la Culture et des Communications, a également exprimé son mécontentement. Il a souligné que cette décision va à l’encontre des efforts du Québec pour protéger son exception culturelle.

Tania Kontoyanni, présidente de l’Union des artistes, a partagé sa colère et déception face à ce qu’elle considère comme un recul monumental. Elle déplore l’impact négatif des grandes entreprises comme Netflix et Prime Video sur la culture locale.

Face à cette situation, le gouvernement a annoncé une injection de 600 millions de dollars pour compenser le manque à gagner des redevances. Cependant, Hélène Messier de l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM) estime que ces subventions ne peuvent remplacer un financement structurant et prévisible.

Annick Charette de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN) souligne que la "taxe Netflix" aurait permis un investissement plus conséquent dans la production locale. Elle regrette que la facture soit finalement refilée aux contribuables.

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Le débat dépasse les frontières canadiennes, certains suggérant de s’inspirer de l’Europe, où des mesures plus strictes sont en place pour encadrer les plateformes numériques. Alain Saulnier appelle à des alliances internationales pour défendre la souveraineté culturelle et numérique du Canada.

Enfin, Tania Kontoyanni invite les Canadiens à réfléchir à leurs habitudes de consommation, soulignant l’urgence de la situation pour la survie de la culture canadienne et québécoise.

Avec ces enjeux en toile de fond, le débat sur la contribution des plateformes de streaming continue de faire rage au Canada, laissant entrevoir de nouvelles pistes de réflexion pour protéger la culture locale.